The Void

Outre un hommage à l’œuvre du peintre Yves Klein (de ses monochromes à la symphonie monotone), THE VOID représente l’union symbolique de trois musiciens voulant créer une formation à la fois rock et spirituel. Pour fixer un point de départ, ils décident de créer et de jouer la musique la plus simple qu’ils puissent imaginer. Ici, leur fusion se caractérise par un état méditatif individuellement profond. De là, nos trois musiciens finissent par se rencontrer. Ils s’installent dans la pièce principale d’une belle et grande maison vide de la baie du Mont-Saint-Michel. Au moment même, où, munis de deux basses acoustiques et d’une guitare folk, ils jouent, avec un archet de violon, chacun une note continue ; les trois musiciens forment, en symbiose, l’accord parfait.

Alors que les notes jouées se choisissent spontanément, il s’avère que l’accord ainsi produit est un "LA MAJEUR". Comme si, au lieu de se donner mutuellement le "LA" permettant de s’accorder et de jouer juste, les musiciens devenaient eux-mêmes ce « LA » ; signe de fusion. En apportant de leur personnalité, une et une seule note différente chacun, ils magnifient ainsi la musique dans sa plus simple expression.

Interprétation symbolique ou simplement fruit du hasard. En tous les cas, aucun tempo ni durée de l’œuvre ne se prédéterminent. Pourtant on observe après plusieurs exécutions, que cette musique sans repère de temps puisque composée de notes continues, avait toujours sensiblement le même minutage. Que les musiciens jouent ensemble où l’un après l’autre, THE VOID reste figé dans sa durée. C’est qu’une vérité se glisse dans l’instant. Provenant de cet état méditatif les musiciens entendent, sans en avoir la conscience, une sorte de mélodie pure ou note fondamentale qui contient à elle seule l’harmonie et le rythme ou plutôt le non-rythme. Il peut s'appeler rythme du silence qui bien défini est ainsi reproduit à volonté et donne sa durée, sa marque à l’œuvre.

 

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